Résumé
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Le groupe scientifique de l'EFSA sur les additifs alimentaires et les arômes (groupe FAF) a évalué l'innocuité des modifications proposées des utilisations actuellement autorisées de l'additif alimentaire glycosides de stéviol (E 960a-d), ainsi qu'une proposition de modification de la dose journalière admissible (DJA) actuelle, de 4 mg/kg de poids corporel (pc) par jour à 6 ou 16 mg/kg pc par jour, exprimée en équivalents stéviol. Actuellement, les glycosides de stéviol (E 960a-d) sont autorisés dans l'UE dans 32 catégories de denrées alimentaires (CA) différentes. Une extension d'emploi a été proposée pour quatre nouvelles utilisations au sein de la CA 7.2 « Produits de panification fine ». Par ailleurs, une augmentation des teneurs maximales autorisées (TMA) a été demandée pour la CA 14.1.3 « Nectars de fruits » ainsi que pour trois utilisations au sein de la CA 14.1.4 « Boissons aromatisées ». En conséquence, le groupe scientifique a actualisé les estimations d'exposition en utilisant le protocole d'évaluation de l'exposition aux édulcorants, élaboré pour tenir compte des spécificités liées à l'exposition des consommateurs à cette classe fonctionnelle d'additifs alimentaires. Compte tenu de l'extension d'emploi proposée et de l'augmentation des TMA, ainsi que des utilisations actuellement autorisées (aux TMA) des E 960a-d, les 95e percentiles d'exposition les plus élevés s'établissent à 4,1 et 6,9 mg/kg pc par jour, respectivement chez les nourrissons et les enfants en bas âge. Sur la base du jeu de données actuellement disponible relatif à l'absorption, la distribution, le métabolisme et l'excrétion (ADME) des glycosides de stéviol (E 960a-d), le groupe scientifique a conclu qu'il n'existe pas de justification suffisante pour augmenter la DJA actuelle de 4 mg/kg pc par jour, exprimée en équivalents stéviol. S'agissant de l'extension d'emploi et de l'augmentation des TMA proposées, le groupe scientifique a conclu que l'exposition alimentaire calculée, de manière prudente, entraînerait un dépassement accru de la DJA chez les enfants en bas âge au 95e percentile.