Résumé
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Cet avis porte sur la réévaluation de l'érythritol (E 968) en tant qu'additif alimentaire ainsi que sur une demande d'exemption de l'obligation d'étiquetage relative à l'avertissement concernant l'effet laxatif, telle qu'établie par le règlement (UE) n° 1169/2011. L'érythritol est un polyol obtenu par fermentation à l'aide de Moniliella pollinis BC ou de Moniliella megachiliensis KW3-6, suivie de purifications et d'un séchage. L'érythritol est absorbé rapidement et de manière dose-dépendante chez l'humain et peut être métabolisé, dans une faible mesure, en érythronate. L'érythritol est ensuite excrété inchangé dans l'urine. Il ne soulève pas de préoccupations en matière de génotoxicité. L'ensemble de données évalué était constitué d'études d'intervention chez l'humain. Le Groupe scientifique a considéré que l'érythritol est susceptible de provoquer une diarrhée chez l'humain, effet jugé indésirable en raison de son association potentielle avec un déséquilibre hydro-électrolytique. La limite inférieure de la fourchette des doses sans effet nocif observé (NOAEL) pour la diarrhée, soit 0,5 g/kg de poids corporel (p.c.), a été retenue comme point de référence. Le Groupe scientifique a jugé approprié de fixer une dose journalière admissible (DJA) numérique au niveau de ce point de référence. Une DJA de 0,5 g/kg p.c. par jour a été considérée par le Groupe scientifique comme protectrice à la fois vis-à-vis de l'effet laxatif immédiat et des effets chroniques potentiels, secondaires à la diarrhée. L'exposition chronique moyenne et au 95e percentile la plus élevée a été observée chez les enfants (742 mg/kg p.c. par jour) et les adolescents (1532 mg/kg p.c. par jour). L'exposition aiguë maximale était de 3531 mg/kg p.c. par repas chez les enfants au 99e percentile. Globalement, le Groupe scientifique a considéré que les deux évaluations de l'exposition alimentaire constituaient une surestimation. Le Groupe scientifique a conclu que les estimations d'exposition alimentaire, tant aiguë que chronique, à l'érythritol (E 968) dépassaient la DJA, indiquant que les personnes présentant une consommation élevée pourraient être exposées à un risque d'effets indésirables après une exposition unique ou répétée. Concernant la nouvelle demande, le Groupe scientifique a conclu que les données disponibles ne permettent pas d'étayer la proposition d'exemption.