Résumé
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À la suite d'une saisine de la Commission européenne, l'EFSA a été chargée de rendre un avis scientifique sur la sécurité et l'efficacité de l'huile d'arbre à thé obtenue à partir des feuilles et des rameaux terminaux de Melaleuca alternifolia (Maiden & Betche) Cheel lorsqu'elle est utilisée comme additif sensoriel pour toutes les espèces animales. Le groupe scientifique de l'EFSA sur les additifs et les produits ou substances utilisés dans l'alimentation animale (FEEDAP) a conclu que l'huile d'arbre à thé présentait une probabilité très faible de constituer un risque pour la sécurité des animaux à longue durée de vie et des reproducteurs, et ne présentait aucun risque pour les espèces cibles destinées à l'engraissement, aux concentrations suivantes dans l'aliment complet : 1,1 mg/kg pour les poulets d'engraissement, 1,5 mg/kg pour les dindes d'engraissement, 1,7 mg/kg pour les poules pondeuses, 2,0 mg/kg pour les porcelets, 2,4 mg/kg pour les porcs d'engraissement, 3,1 mg/kg pour les truies, 5,0 mg/kg pour les veaux d'élevage (aliment d'allaitement) et les salmonidés, 4,4 mg/kg pour les bovins à l'engraissement, les ovins/caprins et les chevaux, 2,9 mg/kg pour les vaches laitières, 1,8 mg/kg pour les lapins, 0,9 mg/kg pour les chats, 5,3 mg/kg pour les chiens, 6,6 mg/kg pour les crustacés et 15 mg/kg pour les poissons ornementaux. Ces conclusions ont été extrapolées à d'autres espèces physiologiquement apparentées. Pour toute autre espèce, l'additif présente une probabilité très faible de constituer un risque pour la sécurité à 1,1 mg/kg d'aliment complet. Aucun risque pour les consommateurs et l'environnement n'a été identifié suite à l'utilisation de l'additif jusqu'au niveau d'utilisation sûr le plus élevé dans l'alimentation animale. En ce qui concerne la sécurité des utilisateurs, l'huile d'arbre à thé doit être considérée comme irritante pour la peau et les yeux et comme sensibilisante par voie cutanée et respiratoire. Elle est classée comme substance reprotoxique (catégorie 1B) selon les critères CLP et doit être manipulée en conséquence. Étant donné que M. alternifolia et ses préparations sont reconnus comme aromatisants alimentaires et que sa fonction dans l'alimentation animale serait essentiellement la même que dans l'alimentation humaine, aucune démonstration supplémentaire de l'efficacité n'a été jugée nécessaire.